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le tiroir en russie au festival Pouchkine de PSKOV

Actualité Laval
Édition du mercredi 14 février 2007

Jean-Luc Bansard a su capter l'âme russe.

Jean-Luc Bansard joue Pouchkine en Russie
Jean-Luc Bansard, du théâtre du Tiroir, a participé au 14e festival de Pskov, en Russie, dédié au poète. Et s'est attiré le respect des connaisseurs.
Jouer du Pouchkine en français à des Russes qui connaissent les vers du poète par coeur dans le texte ? Le pari est sacrément gonflé. Pourtant, avec ses Histoires Malicieuses d'Alexandre Pouchkine, tirées des « contes en vers » de l'auteur, le comédien Jean-Luc Bansard, responsable artistique du théâtre du Tiroir des affabulations de Laval, a brisé la glace en un rien de temps.
Venu participer, par une température de - 20°C, à la quatorzième édition du festival Pouchkine de Pskov, au nord de la Russie, l'artiste a surpris. Mais les réactions des spectateurs russes sont unanimes : Jean-Luc Bansard a, d'après eux, compris « l'âme » du poète. Or, même si ce spectacle, avec plus de 400 représentations, tourne dans le monde entier depuis 14 ans, passer ce « test » dans la patrie de l'écrivain était loin d'être facile...
« C'était fascinant »
C'est à 130 kilomètres de là, dans le petit village de Mikhaïlovskoe, qu'Alexandre Pouchkine a passé son enfance. Avant d'y revenir en exil, sur ordre du Tsar Alexandre Ier, pour avoir composé des vers satiriques. De 1824 à 1826, il y écrit sa tragédie Boris Goudounov, le début du poème Rouslan et Lioudmila, et achève Eugène Onéguine. Aujourd'hui, son domaine, transformé en musée, est devenu un lieu de pèlerinage pour tout « Pouchkiniste » qui se respecte.
Tous les 10 février, date de la mort du poète, le « Mont Pouchkine » devient le théâtre d'un étrange spectacle. « J'ai été sidéré de voir des dizaines de personnes se réunir sous la neige, avec des fleurs, pour lui rendre hommage, explique Jean-Luc Bansard. Des popes en robe noire ont dit une messe en plein air, comme si Pouchkine était mort hier ! C'était extraordinaire de voir ces gens, issus de toutes les classes sociales, communier ensemble. »
Cette expérience a permis au comédien, fasciné par « l'énergie russe, ce feu qui brûle », de se rapprocher un peu plus de son auteur fétiche, mort en 1837 à la suite d'un duel avec le Francais Georges d'Anthès. « J'ai découvert les paysages, ce calme forestier, ces lacs gelés qui l'ont poussé à écrire. Désormais, je comprends mieux ses textes, ses longues descriptions. » Cette « rencontre » va certainement permettre à Jean-Luc Bansard, qui aimerait revenir l'année prochaine en Russie avec un autre spectacle de Pouchkine, Mozart et Salieri, de continuer à explorer l'oeuvre du poète.
En attendant, avec son théâtre de foire, il a permis aux spectateurs russes de reconnaître un Pouchkine « joyeux et festif ». « Nous avons été très surpris par le talent de Jean-Luc Bansard, explique Larissa Prochakina, professeur de français à Pskov. Il interprète chaque rôle avec un minimum de moyens, mais les personnages sont joués de manière très différente. Nous, nous connaissons par coeur ces contes en russe, ils sont au programme à l'école. Même sans tout comprendre, je sais que mes élèves ont reconnu les personnages et leur histoire. C'était fascinant. »
Virginie PIRONON.
Ouest-France