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UNE COMPAGNIE UN PETIT THEATRE ET PLEIN D'ENVIES
 

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QUATRE HEURES A CHATILA

auteur : Jean Genet
metteur en scène : Jean-Luc Bansard, Muhammad Hirzalla, Safwan Kenani & Pascal Larue
année de création : 2010
 

L'Histoire

UN HOMMAGE en Palestine et en France

Hommage –temps 1
« QUATRE HEURES À CHATILA» Mise en voix et en espace par une équipe franco-palestinienne

Hommage –temps 2
Des Rencontres -Conférence et Lectures- autour de son journal en Palestine
« LE CAPTIF AMOUREUX ».

Hommage –temps 3
LE CHANT D'AMOUR, ( film de 25 mn réalisé en 1950 par Jean Genet) :
Regard sur sa vie et son oeuvre littéraire poétique à partir de ce premier et dernier film
***

À travers ce projet international autour du célèbre auteur rebelle qu'a été toute sa vie Jean Genet, nous célébrerons à la fois le centenaire de sa naissance, son dernier écrit et sa dernière révolte

« Quatre heures à Chatila » de JEAN GENET
-Mise en voix et en espace-

En septembre 1982, Jean Genet, en compagnie de Leila Shahid, est le premier Européen à pénétrer dans le camp de réfugiés de Chatila après les massacres perpétrés par les milices chrétiennes, alliées de l'armée israélienne. Il en tire un texte témoignage majeur Quatre heures à Chatila.
Pourquoi adapter et jouer aujourd'hui ce texte de Jean Genet ?
Lors des tournées en Palestine de notre compagnie, invitée par trois fois depuis 2005 à jouer son répertoire, notre témoignage face à la situation d'aujourd'hui en Palestine nous questionne ainsi :
« quelle est notre place à côté ou au sein du combat des palestiniens, en quoi en est-on le témoin, et savons-nous même si cette notion de témoignage est possible ?
Jean Genet lui-même dans le texte « LE CAPTIF AMOUREUX » se pose ainsi la question.
Nota : il parle lui, en 1970 et 1980 non pas de palestiniens mais de feydayin, de combattants.
Après deux séjours de plusieurs mois en Palestine, il se lance dans la rédaction d'un journal intitulé Le Captif amoureux. Ce texte sera publié quelques mois après sa mort. Prenant la défense des Palestiniens, Genet publia régulièrement des articles et tribunes – réunis chez Gallimard sous le titre de L'Ennemi déclaré - qui sont presque toujours de véritables brûlots.
Sa défense de l'homosexualité, sa dénonciation des prisons, son soutien général aux mouvements anticolonialistes, son séjour aux États-Unis pour défendre les Black Panthers ou son double séjour en Palestine, font de Genet le saint défenseur des opprimés, le tribun des déshérités, rôle qu'il assumait sans en tirer de gloire et même sans difficulté car cette position était selon lui « naturelle ».
Quatre heures à Chatilla n'est pas un texte de théâtre mais un témoignage à vif, au plus brûlant de l'actualité douloureuse des palestiniens.
Les traiter au théâtre sera notre manière de nous interroger, nous spectateurs français de ce drame, sur la place qui est ou devrait être la nôtre.